La Danse Classique : le dossier

Les danses

La danse a toujours accompagné l’Homme. Depuis l’antiquité, l’Homme dansait, tantôt pour plaire à la nature sous forme de la danse de la pluie, tantôt pour encourager les guerriers à attaquer les ennemis, sans oublier les danses « religieuses » qui se pratiquent pour plaire aux Dieux. Les peintures rupestres sur les parois de grottes en sont témoins.

Nous pouvons dire que la danse classique est la mère de plusieurs danses contemporaines. En effet, elle est la base pour différentes danses, comme la danse moderne, la danse jazz, la barre au sol etc. Même la danse orientale et le hip hop sont influencés par la danse classique.

Les origines de la danse classique

Par danse classique on entend le ballet classique, dont les origines remontent à la Renaissance Italienne au XVème siècle. Étymologiquement parlant le mot « ballet » tire son nom du mot latin « ballo, ballare » qui veut littéralement dire « danser », la version italienne « balletto » trouve les mêmes origines étymologiques dans le latin. En anglais le mot « ballet » est repris sans aucune modification.

Le balletto italien

La danse classique apparaît pour la première fois lors des mariages italiens au XVème siècle. En effectuant des pas de deux et des entrechats, les danseurs, les danseuses, en plus des musiciens, jouaient lors des mariages pour distraire les personnes présentes dans la fête.

L’exportation du ballet de son pays d’origine l’Italie en France fût après le mariage de Catherine de Médicis et Henri II en 1533. Elle l’amène avec elle en France et, depuis, le balleto pend peu à peu la forme d’un spectacle de danse assez complet : décors, costumes, versets et chants ont agrémenté les spectacles de ballet italiens. Domenico Da Piacenza était le premier maître à danser, soit l’un des premiers professeurs de danse de l’Histoire.

Le ballet de cour français

Le chorégraphe et violoniste d’origine italienne Balthazar de Beaujoyeulx montait et représentait à Paris en 1581 le Ballet Comique de la Reine, l’un des premiers ballets de cours français. C’est un genre de spectacle à par entière qui conjuguait poésie, musique vocale et instrumentale, chorégraphie et scénographie. C’est à partir de ces ballets de cour français que seront par la suite créés les opéras-ballets et les comédies-ballets de Lully et Molière.

Développement de la danse classique

Le ballet apparaît en Italie mais se développe en France et en Russie. D’abord en France, c’est grâce au Roi Soleil, Louis XIV, qui, par sa passion et son amour à la danse, voulait à tout prix faire de la danse un art et ce après le déclin de l’engouement à la danse constatait au XVIIème siècle. Il créa alors l’Académie Royale de Danse en 1661 puis l’Académie Royale de Musique en 1669. Ce sont en effet les ancêtres de l’Opéra national de Paris.

La codification de la danse classique, les cinq positions

Pierre Beauchamp, figure emblématique de la belle danse, inventeur de la comédie-ballet et l’un des maîtres de danses les plus connus de l’histoire de la danse classique est le codificateur des cinq positions de la danse classique. Ainsi il met en place un système de notation de la danse classique basé sur cinq points :

  • La première position : talons accolés, pieds sur la même ligne,
  • La deuxième position : talons éloignés de la valeur d’un pied et demi sur la même ligne,
  • La troisième position : le talon du pied placé devant se place au milieu du pied de derrière,
  • La quatrième position : les pieds sont écartés de la valeur d’un pied. On peut faire une quatrième ouverte (les talons sont alignés) ou une quatrième croisée (le talon de devant est aligné avec les orteils de derrière),
  • La cinquième position : talon avant contre la pointe du pied arrière.
Pierre Beauchamp met la codification de la danse classique : cinq positions du ballet

Le ballet d’action ou ballet-pantomime

En 1761 est composé le premier ballet d’action de l’histoire : le Don Juan, ou le Festin de Pierre, de Gluck. Il s’agit de l’ancêtre direct des grands ballets des XIX et XXème siècles. C’est le ballet action, appelé aussi ballet pantomime, qui s’est développé notamment à l’aide de la danse et de la pantomime. Le spectacle de ballet est désormais un récit avec des sentiments et des « messages » à appréhender à travers les mouvements des danseurs et des enchaînements des pas. Le ballet devient un spectacle artistique au même niveau que l’opéra. C’est une date marquante de l’histoire de développement de la danse classique.

Le saviez-vous ? A cette époque, l’idée de la danseuse étoile n’existait encore pas. Dans l’ombre des hommes qui dominaient le spectacle, les femmes avaient des rôles secondaires, tout encombrées de perruques, de corsets et de talons hauts.

La méthode Cecchetti

Enrico Cecchetti est l’un des plus grands pédagogues de la danse classique. Sa méthode d’enseignement la « méthode Cecchetti » influence jusqu’à nos jours les plus grands ballets au monde, notamment le Ballet National du Canada. Sa technique conjugue à la fois la science du mouvement et la rigueur rythmique, privilégiant la fluidité du mouvement et le travail autour du centre de gravité.

Cecchetti voulait, à travers sa technique, apprendre les principes de base du ballet à l’élève tout en lui laissant une marge d’autonomie afin qu’il puisse trouver et développer sa propre façon de danser sans imiter son maître danseur. La méthode Cecchetti est une processus certifiant qui comprend cinq niveaux de difficulté sanctionnés par un examen.

La méthode Cecchetti comprend cinq niveaux de difficulté sanctionnés par un examen et donnant lieu à un diplôme.

La Technique de la danse

Tout le monde peut se faire plaisir, même si on ne fait pas les pointes, en effectuant des mouvements simples en osmose avec la musique. Par ailleurs, la danse classique, elle, obéit à des règles strictes et des gestes rigoureux. Explications.

Monter sur des pointes – ou même des demi-pointes – demande travail et rigueur. En classique, on se muscle et on s’étire à la barre. Elle sert de point d’appui pour le travail des équilibres, du placement, de la verticalité : pliés, dégagés, jetés, etc. Puis viennent les exercices « au milieu » : adages, tours, petits sauts. Suivent les grands déplacements en diagonale ou en manège. Après quelques années de travail, on est à même de maîtriser les grands écarts, les grands jetés, les arabesques… Des exercices qui exigent concentration et coordination.

En amateur, on peut commencer à tout âge, même si certaines doivent davantage travailler que d’autres… Si la danse classique suppose des contraintes physiques, elles doivent être obtenues dans la connaissance et le respect de l’anatomie. Et si la rigueur et la discipline peuvent impressionner, danser doit rester un plaisir. Essentiel : choisir un cours à son niveau et un prof avec qui on se sent en confiance, pour éviter la frustration et l’abandon.

La danse classique, un atout forme et bien être

Monter sur des pointes demande de l’entraînement. Mais c’est en général cette esthétique de l’élégance, de la rigueur, qui pousse vers le classique. Et si les débuts sont parfois difficiles, n’oubliez pas qu’on peut progresser en souplesse, coordination, technique et réalisation du mouvement, même à plus de 50 ans.  » Quand je danse, je m’envole. On n’a plus d’âge en danse classique « , témoigne Josette, 71 ans.

Sport complet, la danse classique permet d’atteindre un bon équilibre, de développer sa musculature et une bonne souplesse articulaire.  » L’en dehors « , une des bases, consiste à répartir également le poids de son corps sur ses pieds tout en restant jambes tendues, en gardant la rotation externe des cuisses et en mainte-nant le bassin droit, sans basculer en avant… Cela nécessite un travail des muscles abdominaux, dorso-lombaires et fessiers. Une musculature allongée et un bon coup de pied, autant d’atouts pour monter sur les pointes.

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