Ligaments croisés du genou : peut-on continuer la danse ?

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La danse est avant tout une expression artistique, mais tout comme la marche, le yoga ou encore le foot, la danse est aussi un sport. Danser peut vous faire suer plus qu’une partie de tennis ! La danse est même considérée par certains comme LE meilleur des sports. C’est une activité sportive qui sollicite tous les muscles du corps, stimule le cerveau et crée des liens sociaux. Mais la danse peut aussi impliquer le stress lié aux compétitions et aux spectacles dans le cas des danseurs professionnels.

Du côté physique, la danse est un sport complet. C’est un parfait exercice cardio qui fait gagner des muscles en profondeur tout en travaillant la souplesse et l’agilité du corps. Et tout comme le sportif qui se fixe des objectifs en termes d’activité, de poids et de performances à atteindre, le danseur a son propre plan sportif. Il doit gagner en agilité et en souplesse afin de réaliser des mouvements compliqués qui requièrent une très grande préparation physique et mentale.

Mais qui dit sport, qui dit mouvements et effort physique, dit aussi stress et blessures. Les blessures font malheureusement partie de la vie des danseurs amateurs et professionnels. Et si certaines blessures sont bénignes et facilement curables, d’autres lésions pourraient être lourdes de conséquences et demander de longues convalescences, notamment pour les danseurs qui ont des ambitions professionnelles.

Le genou, avec son rôle central dans la réalisation des différents pas de danse, est exposé à plusieurs types de blessures dont la plus grave est sans doute la rupture des ligaments croisés.

Rupture des ligaments croisés du genou : peut-on prévenir cette blessure ?

Si elles ne sont soignées à temps, les blessures du genou peuvent s’avérer problématiques voire même invalidantes pour la pratique de la danse. Dans certains sports où le changement des appuis est important comme le tennis ou le football, la prévention contre les lésions des ligaments croisés du genou est même à préconiser. Idem pour la danse. Des équipements pour prévenir ce type de blessures chez les danseurs amateurs et professionnels, comme les genouillères proposées par le site spécialisé sport-protech.com, sont disponibles sur internet. Notons cependant qu’il faut consulter son médecin traitant ou un expert avant d’opter pour un tel équipement médicalisé.

A titre d’exemple, en cas d’une faiblesse connue du genou, un sportif ou un danseur, qu’il soit professionnel ou amateur, peut opter pour une genouillère ligamentaire. C’est un équipement médical qui a pour objectif de maintenir la stabilité du genou et de limiter sa mobilisation quand il est en action. Mais outre cette fonction préventive, la genouillère ligamentaire intervient en stade post-opératoire. Elle permet en effet de favoriser la cicatrisation des ligaments lésés en limitant les mouvements de flexion et extension ainsi qu’en minimisant les mouvements latéraux.

Les symptômes d’une rupture des ligaments croisés

C’est en contexte sportif que la lésion des ligaments croisés est le plus souvent observée et ce dans 85% des cas, et c’est justement dans ce contexte que le quadriceps est fortement contracté : réception d’un saut, shoot dans le vide ou le changement brusque des appuis comme dans le cas de la danse. Une rupture ligamentaire peut aussi survenir lors des classiques entorses du genou ou lors d’un contact appui en valgus et rotation externe, en varus et rotation interne. Une sensation de déboîtement et un craquement sont immédiatement ressentis par le sportif ou le danseur. L’intensité de la douleur est variable.

Quand se faire opérer ?

Mais quand opter pour la chirurgie ? Il faut se faire opérer lorsque les douleurs ne sont plus améliorées par la kinésithérapie et le repos ainsi que les différents traitements médicaux (antalgiques, anti-inflammatoires, infiltrations…). Lorsque l’on souffre, quelque soit la cause de l’altération de l’articulation du genou (rupture des ligaments croisés, faiblesse du genou, séquelles post-traumatiques…) les conséquences peuvent devenir handicapantes, non pas seulement pour la pratique de la danse, mais aussi dans la vie de tous les jours. Rappelons que la rupture des ligaments croisés est une lésion invalidante et évolutive. La poursuite des activités sportives sans une intervention médicale peut donc conduire à une rupture des ménisques et plus tard à des dégâts cartilagineux encore plus graves pour le danseur et le sportif, mais également pour la vie de tous les jours.

Chez les jeunes sportifs, la rupture ou la lésion totale du ligament croisé nécessite, la plupart du temps, une intervention chirurgicale immédiate. Par contre, dans d’autres cas, notamment chez les sujets sans ambitions sportives, il n’est pas nécessaire de se précipiter pour se faire opérer.

Le but de l’intervention chirurgicale, si elle est préconisée par son médecin traitant, sera dans ce cas de faire disparaître les douleurs du genou en gardant une bonne mobilité articulaire permettant au danseur de retrouver son activité physique. Notons dans ce cadre que la rééducation post opératoire a une place centrale dans le processus de rétablissement et garantit l’obtention d’un bon résultat. Le plan de rééducation dépend de la technique chirurgicale et, en particulier, de la greffe utilisée et de sa fixation. La rééducation devrait permettre la mobilisation immédiate du sportif après l’intervention.

La période de rééducation qui intervient en post-opératoire se divise généralement en deux phases, à savoir :

  • la rééducation fonctionnelle du genou opéré, cette phase est menée par le kinésithérapeute dont l’intervention est évidemment d’une importance capitale dans le rétablissement du danseur ;
  • la réadaptation sportive effectuée par le préparateur physique en collaboration avec le chirurgien et le staff paramédical.

La réadaptation sportive consistera en un reconditionnement progressif à la danse. Cette phase devrait permettre de réadapter le genou à l’effort et à la spécificité des différents mouvements, tout en respectant la pathologie initiale, et ainsi d’éviter les risques de rechutes lors de la reprise de l’activité physique sportive. La réadaptation sportive, qui peut s’effectuer en salle ou en plein air, peut commencer en fin de période de rééducation fonctionnelle. Cette remise en condition physique spécifique menée par un préparateur physique, est capitale pour une reprise de la danse dans des conditions optimales.

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